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Lundi 6 Septembre 2010 | |
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08/03/2010 |
Nigeria : Fin de semaine meurtrière à Jos |
La ville de Jos dans le Nord du Nigeria a de nouveau été le théâtre d’affrontements intercommunautaires ce dimanche. Au moins 200 personnes auraient été tuées. A la mi-janvier déjà, la capitale de l’Etat du Plateau et ses environs s'étaient embrasés. Le couvre-feu en vigueur depuis n'a pas empêché ces nouveaux massacres. Le président nigérian par intérim, Goodluck Jonathan, a ordonné que les forces de sécurité soient placées en état d'alerte. Les attaques se sont déroulées dans la nuit de samedi 6 au dimanche 7 mars 2010 aux alentours de trois heures du matin et simultanément dans trois villages situés à la périphérie sud de Jos. Selon plusieurs témoignages recueillis par RFI plus d'une centaine de personnes auraient été tuées, majoritairement des femmes et des enfants. Leurs corps ont été retrouvés, lacérés à la machette ou brûlés. D’après des sources concordantes il s'agirait d'attaques de représailles menées par des pasteurs de l'ethnie Fulani généralement nomades contre des populations d’ethnie Berom, sédentaires. Il y a quinze jours déjà des affrontements similaires entre les deux ethnies avaient fait quatre morts parmi les pasteurs. Joint par RFI, un habitant de Jos qui a tenu à garder l'anonymat s'est dit surpris par ces violences. «Depuis les massacres du mois de janvier le couvre-feu est en vigueur», a-t-il dit. «Les militaires sont censés assurer notre sécurité dans la ville et autour, cela n'aurait jamais dû arriver », a-t-il ajouté. Ce dimanche dans la soirée pour éviter tout débordement du conflit, le président en exercice du Nigeria Goodluck Jonathan a placé toutes les forces de sécurité du Plateau et des Etats voisins en alerte maximum. |
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